Exhortée par les ambitions d’un nouveau management public, l’évaluation paraît promise à un bel avenir mais cette prospérité n’est pas sans équivoque. En dépit de ce succès d’estime, l’évaluation reste encore redoutée voire contestée, souvent incomprise. S’interrogeant sur ce destin singulier de l’évaluation en France, l’auteur constate que la portée de la démarche se trouve affaiblie sous l’effet conjugué de facteurs institutionnels et de dérives méthodologiques qui contribuent à éloigner l’évaluation de l’action. L’influence de l’évaluation est donc limitée d’autant qu’elle se trouve de plus en plus concurrencée par d’autres démarches. Suggérant alors de convertir l’évaluation à l’action, l’auteur invite à un changement de perspective et s’engage en faveur d’une conception pragmatique de l’évaluation. De nouvelles démarches sont ainsi proposées pour améliorer la crédibilité et la portée des évaluations, en faire un outil d’intelligence collective et promouvoir en définitive un « agir évaluatif ».
SOMMAIRE
Misère de l’évaluation
L’évaluation : une connaissance égarée ?
Les faux-semblants de l’évaluation
Méconnaissances de l’évaluation
Les vanités de l’évaluation
Les quatre vanités de l’évaluation
L’évaluation hors l’action ?
Les propensions de l’évaluation : pour un agir évaluatif
Les possibilités de l’évaluation : le virage pragmatique
L’évaluation au cœur de la gestion